Dominique Irène Vitalyos vient de traduire le roman de I. Allan Sealy, Le Trotter Nama, paru chez Fayard, et elle nous donne ces lignes:

De son ballon, Justin l’aventurier, fondateur de Sans-Souci, ému à la vue de la Terre, ouvre les bras et tombe, inaugurant une longue cascade dynastique de Trotter, mercenaires, scribes, cheminots et enfin miniaturiste, ou serait-ce historien ?

Hérésie ! Dites chroniqueur, car Eugene, septième du nom, n’a jamais pardonné à l’histoire, cette intruse, d’avoir imposé son ordre poussiéreux aux temps jadis héroïques où tout était possible à celui qui n’était pas encore «l’homme gris», ni noir ni blanc, l’Anglo-Indien. C’est de lui qu’Allan Sealy nous raconte les tribulations par bonds et par maux dans cette chronique, ce «nama» loufoque à souhait émaillé de rencontres et de recettes, mine de références et mine de rien qui vaille, truffé de chevaux de Troie, de jeux de mots, de non-sens et de limericks, trésor littéraire comme on en fait peu.